Colette – La Vagabonde

Publié en 1910, le récit est fortement inspiré – pour ne pas dire plus – de la propre histoire de Colette et de son choix récurrent entre l’amour et la vie de théâtre….allez voir les détails

Ca y est, les feuillets du concours sont reçus et il “ne reste plus qu’à” monter la reliure en tenant compte des expériences sur les 2 cobayes, racontées dans les articles précédents.

Belles illustrations en couleur, mais ayant terminé une année de cours aux Beaux-Arts de Grenoble, je décide toutefois de mettre en application et je me risque à rajouter des illustrations personnelles.

Plusieurs illustrateurs me servent de modèles pour recopier à l’encre de chine quelques-uns de leurs dessins : 

  • Dignimont
  • Grau Sala
  •  Berthommé Saint-André
  • etc…

avant de les intégrer dans le corps d’ouvrage

Couture, cartons avec encoches pour les boucles de tiges, passures

Choix des couleurs

Il est d’usage d’avoir des rideaux de scène de couleur rouge ou pourpre et pour faire écho à une des mosaïques potentielles de Colette, je fais un tour à Romans chez Cuirtex pour acheter des cuirs, où je trouve deux 1/2 vaches de 2 couleurs différentes avec un grain léger, compatibles avec les rideaux … magnifiques.

J’achète

Couleurs de tranchefiles associées

Couvrure plein cuir “normale” en veillant à la concavité du mors qui reçoit la tige
Repérage et entailles face aux encoches qui reçoivent les boucles sur le dos et sur la gouttière
Mise en place des boucles et tests avec les tiges.
Les extrémités de tiges seront recouvertes par un petit chapeau similaire aux boucles des charnières

Choix de mosaïques

Les 2 plats supérieur et inférieur recevront des mosaïques

Les rideaux du plat supérieur s’ouvrant sur une scène de théâtre, j’ai pris la photo de Colette dans “La Chair”, photo provocatrice à l’époque

Et pour le plat inférieur, après beaucoup d’hésitation, j’ai fini par prendre la photo de Maurice Couture de 1905.

Elle me paraissait compatiible avec mon expérience de mosaïques et je la trouvais tout simplement belle.

Le hasard fait que j’ai retrouvé cette même photo ensuite dans les affiches de toutes les organisations qui célébraient Colette, y compris dans le métro parisien. 

Il ne me restait plus qu’à la travailler dans Photoshop pour que les dégradés de couleur soient compatibles avec les découpes des morceaux de mosaïque

Portrait1

Simulation 3D pour vérifier l’équilibre des proportions et de la taille par rapport aux rideaux

Découpe et mise en oeuvre

  • Mosaïque supérieure
  • Mise en place des volets
  • Mise en place des rideaux
Pages de garde

Toujours des feuilles de Lokta car beaucoup de couleurs sont disponibles et surtout elles sont facilement personnalisables car elles passent bien dans l’imprimante.

Par contre, faire attention à la découpe.

J’ai donc extrait les portraits et logo des illustrations du livre et les ai imprimés comme les gardes d’une bande dessinée. Plusieurs essais de proportions, d’écartements

Inversion de couleurs entre les gardes du livre et les gardes des volets

Les difficultés de réalisation principales ont été décrites dans les 2 articles précédents et bien sûr, j’en ai rencontré d’autres.

Probablement les plus difficiles sont

  • les rideaux eux-mêmes
  • l’esthétique des tiges de charnières
  • et dans les mosaïques : les doigts…..

Je ne vais pas décrire tous les défauts que j’ai pu détectés, je pense que le jury s’en chargera !


Et maintenant, il n’y a plus qu’à attendre le mois de septembre pour savoir et visiter l’exposition. Bonnes vacances.

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